2010

Une semaine a été consacrée à la connaissance commune du projet

Cette action a permis de fédérer l’ensemble des acteurs camerounais autour du projet élaboré à partir de la mission exploratoire. Les formateurs se sont appropriés l’esprit du projet, ses objectifs et ont ainsi été aptes à sensibiliser les populations.

L’assistance est très attentive

 2011

Deux évènements

La signature de la convention de coopération entre les deux mairies

Poignée de main

Discours du Préfet

C’est le moment solennel!

La formation pédagogique des futurs formateurs

Les 12 formateurs ont appris à préparer des cours. Ils ont surtout travaillé en groupe et tous ont présenté leur travail à l’assistance qui jouait le rôle des stagiaires.

Puis à l’automne 2011 les premières formations ont débuté

Au préalable, il a fallu sensibiliser, expliquer et recruter des stagiaires de tous les âges et de tous les niveaux. Sans matériel, rien n’était facile pour faire cours, mais HALTOUR a fait preuve de beaucoup d’ingéniosité pour permettre, fin 2011 de décerner 46 diplômes de formations diverses.

Ces formations sont toutes reconnues par le ministère de la formation professionnelle. Les stagiaires ont tous des projets qui sont soutenus par le FNE (Fonds National de l’Emploi).

2012

Rencontre avec l’ambassade de France à Yaoundé.

Lors du séjour de décembre 2012, Monsieur Ducloux et madame Hébert en ont profité pour organiser une réunion de travail à l’ambassade de France à Yaoundé, afin de recadrer le projet avec l’environnement local.

Evaluation du projet global, fin 2012

1) Formations

L’année 2011 a permis de former 70 stagiaires dans différents métiers.

Pour ces métiers : matelots, pêcheurs, fabricants réparateurs de filets,  les acquisitions portaient essentiellement sur l’hygiène, la sécurité et le respect de l’environnement.

A cet effet, HALTOUR, s’est doté d’une pirogue, d’un moteur neuf, de matériels et s’est chargé de trouver des solutions pour que toutes les actions programmées soient effectives au niveau décidé lors de l’évaluation 2011.

HALTOUR a présenté des dossiers de stagiaires au FNE (fonds national de l’emploi camerounais) qui ont été acceptés et financés.

http://www.codeko14.org/peche/formations/

2) Première expérience de tourisme solidaire

Du 13 au 23 mai 2012, sept ouistrehamais ont inauguré un voyage solidaire préparé pour eux par HALTOUR. Ils étaient accueillis dans les familles formées à l’accueil des touristes pour y vivre la vie camerounaise. Ils ont trouvé que cet excellent séjour leur a permis de s’enrichir sur de nombreux points : la solidarité, la place de la famille. Ils sont repartis plus ouverts à la culture locale. Ils ont découvert la gastronomie camerounaise.  Ils ont vécu à Kribi, une rencontre humaine inoubliable et impossible dans un tourisme traditionnel de masse.

http://www.codeko14.org/tourisme/voyage-de-mai-2012/

Signature des accords de coopération avec Kribi 2ème

Accords coopération

Accords coopération

 

 

 2013

L’accompagnement des stagiaires

Le FNE (Fonds National de l’Emploi camerounais) a organisé un séminaire de gestion de 5 jours pour permettre aux stagiaires de gérer leur entreprise en auto emploi. Il s’engage à inscrire dans leur base de données les stagiaires qui n’ont pas intégré un GIC ou une coopérative afin de les aider à trouver un emploi.

La communication

En décembre, nous avons travaillé en étroite collaboration avec le délégué départemental à la formation professionnelle et à l’emploi et le délégué à la jeunesse. Ils sont en relation constante avec des personnes en recherche de formation et s’engagent à faire connaître auprès des jeunes les actions de formation proposées par le projet.

Les formations

Fabricants d’embarcation :

En 40 jours une nouvelle pirogue a été construite par 5 stagiaires. Le nouveau formateur, charpentier de marine a su gérer les quelques problèmes rencontrés : difficultés à obtenir le bois qui convient ; contenir les frais nécessaires à la construction dans l’enveloppe prévue ; le temps nécessaire a la construction a été bien évalué.

Maintenance de moteurs hors bord:

Le formateur, titulaire d’un diplôme de formation en électricité industrielle et en mécanique est spécialiste des moteurs YAMAHA tant hors bord que in bord. Il est satisfait des résultats de ses stagiaires.

Pêcheurs :

Sept stagiaires ont participé pendant 10 jours à ce premier module. Le formateur est satisfait de ses stagiaires. Ils attendent de pied ferme la suite de la formation. Le programme du formateur était le suivant : navigation côtière, sécurité en mer, connaissance systématique des poissons marins, engins et méthodes de pêche, connaissance de l’informatique électronique de navigation.

Fabricants, réparateurs de filets :

Le formateur  a terminé le dernier module de sa formation. Un  filet de grande pêche a été réalisé par le groupe des stagiaires. Il sera utilisé par le formateur de pêcheurs pilotes.

Techniciens pour la conservation, la conservation, la commercialisation du poisson :

Cette formation a accueilli 12 stagiaires pendant 20 jours. Le formateur est satisfait des acquisitions de ses stagiaires. Il a dû les motivés car ils étaient peu convaincus d’avoir des connaissances à acquérir dans ce domaine qu’ils pensaient bien maîtriser. Le programme a alterné théorie et pratique. Il a pris en compte les dérivés des produits halieutiques qui permettent de produire une pâte de poisson (rillettes). Les résidus séchés donnent de la provende de poisson.

Accueillants du tourisme solidaire :

La formatrice a eu en charge 8 stagiaires pendant 10 jours. Le programme portait sur l’accueil, l’hygiène, la sécurité et les différentes formalités administratives. Un atelier cuisine a permis aux stagiaires de travailler en duo et d’échanger des menus de plats typiquement camerounais. Les recettes des plats préparés sont à la disposition des touristes.

Le nettoyage des plages

Cette action a été menée après la saison des pluies, pendant les vacances scolaires afin de mobiliser les jeunes.
En amont chaque chef de village a été visité, ce qui a eu un double effet : sensibiliser les chefs à nos différents objectifs et organiser le nettoyage des plages. Certains chefs se sont pleinement impliqués dans cette action, en trouvant des solutions pour les déchets organiques : ceux-ci, enterrés vont produire un engrais naturel utilisable pour les terrains. Les débris de verre, boites de conserve et autre ont été mis à part et enlevés par la société HYSACAM (société d’enlèvement des ordures).
Cette société enlève également les filets en nylon et les bouteilles en plastique qui sont évacués vers Douala pour y être incinérés.
Nous avons eu le plaisir de constater qu’un certain nombre de containers ont été installés dans les endroits stratégiques (débarcadère, plages) pour recueillir les filets. Mais c’est là toute une éducation à faire…..

Conclusion

En définitive, malgré les difficultés financières nous avons pu mener à bien la majorité des actions prévues pour cette année 2013. Nous avons constaté que chaque formation doit être organisée en paliers afin de progresser dans l’acquisition des compétences. C’est pourquoi chaque formation a été organisée en modules.

 

 2014

1) Les actions menées à KRIBI

ACTION 1 FORMATIONS ET NETTOYAGE DES PLAGES
A noter : Le Centre Privé de formation professionnelle a été agréé par arrêté N° 266 / MINFOP/SG/DFOP/SDGSF/SACD du 01 Aout 2014

Jusqu’à ce jour toutes les formations techniques étaient organisées dans des locaux loués.
HALTOUR a obtenu un terrain d’un chef de village pour construire un atelier qui a permis une plus grande autonomie. Un magasin lui a été adjoint afin d’entreposer en sécurité le matériel pédagogique des différentes formations.

Le prévisionnel prévoyait une rémunération des personnes encadrant les formations. La réorganisation de HALTOUR a mis en avant le bénévolat, au profit des formations et de l’investissement.
Cette année, nous avons préféré allonger le temps dédié à chaque formation pour des acquisitions de compétences plus solides.
Le recrutement des stagiaires s’est fait par l’intermédiaire des chefs de village. Un niveau initial était requis.
Lors de l’évaluation, nous avons constaté une volonté évidente des stagiaires de construire ensemble des projets professionnels malgré les habitudes individualistes camerounaises.
Pour toutes les formations, lors du recrutement le formateur se doit d’informer le futur stagiaire de l’objectif de la formation, des différentes étapes et des compétences qu’il s’engage à faire acquérir il se doit également de lui expliquer dans quel cadre se fait cette formation et lui exposer sa finalité.

Formation de Pilotes :

BILAN DE LA FORMATION :
L’objectif du formateur est atteint à 100% pour chacun de ses 12 stagiaires. Il s’est efforcé de donner de bonnes habitudes et d’innover dans le domaine de la pêche en allant très au large avec eux. Arrivés à destination, il les a fait plonger avec des gilets. Tous ont joué le jeu l’un d’eux à même appris à nager pour l’occasion.
Au cours de cette formation, ils ont découvert l’utilisation du GPS et compris l’importance des mesures de sécurité et ont appris le sens des codifications en mer.
Ils attendent avec impatience la suite de leur formation en 2015 qui leur permettra d’obtenir leur diplôme national de pilote.

Formation de Techniciens en transformation, conservation, commercialisation du poisson :

BILAN DE LA FORMATION :
Cette formation qui a rassemblé 12 stagiaires et un chef de village est maintenant bien rodée, les stagiaires sont enchantés.
Les stagiaires se sont constitués en groupe décidé à créer deux fours que les stagiaires pourront utiliser à tour de rôle.
Le FNE (fonds national de l’emploi camerounais) interviendra pour permettre à ces stagiaires de réaliser leur projet.
Formation de Techniciens en maintenance de moteurs hors bord :

BILAN DE LA FORMATION :
Cette formation de 50 jours pour 12 stagiaires plus un chef de village a été très riche. Le formateur s’est procuré divers types de moteurs de diverses puissances. Il a su rendre son cours vivant, se mettre à la portée du niveau hétérogène des stagiaires.
Deux stagiaires ont l’objectif d’ouvrir un atelier. Ils seront accompagnés par le FNE.
Sur les conseils du formateur, le groupe va se déplacer de village de pêcheurs en village de pêcheurs pour proposer des services et mettre en œuvre leurs nouvelles compétences. Ils souhaitent agir très rapidement pour ne pas perdre leurs acquis.

Formation de Fabricants réparateurs de filets :

BILAN DE LA FORMATION :
Le formateur, bon professionnel, a eu des difficultés à maîtriser totalement son groupe de 12 jeunes. Ceux-ci ont cependant acquis les connaissances permettant de réaliser différentes mailles, de ramander des filets, de les découper, de fabriquer des carrés qui seront assemblés pour former des filets de grande pêche. Tous les stagiaires sont pêcheurs et vont ainsi utiliser leurs nouvelles compétences dans leur profession.
De plus en plus de pêcheurs sont convaincus par les filets en coton. Ils acceptent de délaisser les filets en nylon, extrêmement polluants. Mais un travail de fond est nécessaire pour généraliser cette pratique.

Formation de Fabricants d’embarcation :

BILAN DE LA FORMATION :
Cette construction a été conçue après utilisation des précédentes pirogues : traditionnellement, elles étaient en bois. Notre constat après utilisations montre que de telles pirogues ont une durée de vie très courte. Le bois même traité est poreux, l’eau s’infiltre rapidement dans la pirogue et en outre, ce matériau participe à la déforestation. Le bois rend la pirogue très lourde et donc énergivore pour en assurer da propulsion.
Cette embarcation-ci, de 12m de long est une embarcation de transition avec une armature plus légère en bois et recouverte de fibre de verre. Elle a été inspectée par les services de contrôle et est immatriculée.
Nous étudions la possibilité de construire la prochaine embarcation en polyester. De ce fait, les 6 stagiaires qui ont participé à la construction actuelle, seront à nouveau inscrits l’an prochain pour compléter leur formation dans ce domaine de la construction d’embarcation.

Les travaux à haute intensité de main d’œuvre : nettoyage des plages

Nous avons rencontré 4 chefs de village représentatifs lors de l’évaluation :

A Mboamanga : cette chefferie est concernée par la plage, mais également par le débarcadère. Cette action a donné l’impulsion de créer une équipe qui va prendre régulièrement en charge la propreté des sites. Au débarcadère, les pêcheurs se sont pris au jeu et ont bénévolement participé au nettoyage, prenant ainsi conscience des méfaits des filets. Ce chef conserve les déchets organiques pour en faire du compost

A Bongahele : les déchets les plus nombreux récoltés ont été les filets qui étaient profondément enfoncés dans le sable. Le chef suggère de se rapprocher de la société qui fabrique les bouteilles en plastique afin de débarrasser les bouteilles échouées sur les plages

A Nziou : c’est un village de pêcheur dont l’activité de la pêche provoque des nuisances. L’implication du chef est grande car il sensibilise ses administrés à la propreté. Son ambition est d’ailleurs de dégager un espace destiné au tourisme sur cette plage.

A Mpalla : nous avons pu constater que cette magnifique plage a reçu un traitement efficace depuis 3 années de nettoyage, en effet elle était envahie par une mauvaise herbe qui a pu être dégagée et n’a pas repoussé.

En conclusion, tous les chefs estiment qu’il convient de créer un espace pour entreposer les filets dégradés. Ils sont entièrement satisfaits de cette opération, sont dans l’ensemble très impliqués et souhaitent fortement entraîner les populations vers plus de respect de leur environnement. C’est une cause à laquelle ils sont sensibles car tous constatent les méfaits du réchauffement climatique sur les côtes : les plages reculent d’au moins 1 mètre par an.
Reste à résoudre le problème du recyclage des filets. Nous sommes toujours en recherche de solution.
ACTION 2 LA COMMUNICATION/SENSIBILISATION:
Le comité de gestion de HALTOUR a élaboré un plan d’action, et a désigné une équipe de sensibilisation.

Les descentes vers les villages
La caravane des descentes sur le terrain a eu lieu pendant sept jours. La Première s’est faite à la LOBE avec un auditoire de quarante personnes jeunes et femmes. Quatre exposés ont été présentés. Pendant deux heures la phase questions-réponses a été très animées et les auditeurs ont exprimé des sentiments positifs. Ce dispositif s’est reproduit dans 14 autres villages.

A la Radio
Une émission d’une heure trente minutes, antenne libre
HALTOUR a ensuite été invité à une autre émission
De plus, dans le courant du mois de février, Michèle Hébert représentant la coopération décentralisée a été interviewée un samedi matin sur une radio locale à forte audience.

Evaluation de cette action de communication-recrutement
Certains chefs aspirent à se former, et la formation la plus sollicitée reste la formation de pilotes.
L’équipe de sensibilisation a eu pour principal obstacle la pluie qu’elle a bravé.
Le passage radiodiffusé de HALTOUR, les questions en direct des auditeurs et les témoignages des anciens formés nous donnent le sentiment que le message est bien passé.

Rencontres régulières avec les différents partenaires :
Les mairies
Les différents délégués intervenant dans la formation professionnelle
Le FNE (fonds national de l’emploi camerounais)

Communication entre jeunes de Ouistreham et jeunes de Kribi :
Les personnes en charge de l’évaluation étaient dépositaires de courriers de jeunes ouistrehamais à destination des kribiens. Les réponses seront remises à ces jeunes au cours d’une petite cérémonie le 1er avril. Un échange via INTERNET va permettre à chacun au nord comme au sud de découvrir d’autres modes de vie, d’autres cultures ce sera pour tous une véritable ouverture sur le monde.
Cette action est encadrée en France par la maison des jeunes et au Cameroun par l’association culturelle Art Cam.
ACTION 3 FRAIS DE FONCTIONNEMENT DES ATELIERS

Les ateliers ont été équipés tel que prévu.

ACTION 4 EVALUATION

Cette évaluation s’est effectuée tardivement en raison du versement de la subvention PNUD/MAE 2014 au 16 décembre 2014 alors que la notification de l’accord de cette subvention nous est parvenue en mai. Ce qui a retardé d’autant la mise en œuvre des dernières formations ainsi que l’évaluation.

L’évaluation opérationnelle et financière des actions de 2014 a été effectuée par Edouard MABONGO, président de CODEKO et Michèle HEBERT secrétaire de CODEKO pendant tout le mois de février 2015.
Ils ont rencontré les officiels : les maires, le préfet, les différents délégués impliqués dans la coopération : à la formation professionnelle, à la jeunesse, à la pêche, au tourisme, à la communication, aux PME, le responsable local du FNE (fonds national de l’emploi camerounais).

Lors de sa tournée économique annuelle, le préfet, les différents délégués et le maire ont visité le chantier de l’embarcation. Ils ont ainsi pu vérifier concrètement l’impact des formations en rencontrant les différents formateurs

DIVERS TOURISME SOLIDAIRE

Cette période est délicate pour proposer un voyage au Cameroun, cependant un voyage solidaire a été organisé en février à l’attention de touristes. Les participants sont enchantés. C’est le plus beau voyage qu’ils aient fait. Ils souhaitent revenir le plus vite possible. Cette action n’impacte pas le budget.

Pour diversifier notre offre et permettre de toucher d’autres publics, un membre du conseil d’administration de CODEKO a fait un voyage en juin et a pris en charge financièrement le coût du voyage et des visites.

En lien avec HALTOUR, il y a eu un déplacement à LIMBE, en passant par BUEA afin de s’enquérir d’une possibilité de faire une randonnée au Mont CAMEROUN.
Puis nous sommes allés à BIPINDI visiter le centre où les jeunes pygmées sont scolarisés.
Enfin nous avons fait la connaissance de la réserve de chimpanzés le long de la SANAGA.

CONCLUSION GLOBALE
Les points forts de cette année

La liaison avec HALTOUR a été aisée. Lors de notre évaluation le recueil des justificatifs financiers a été facilité par une bonne organisation locale.
Il faut noter que les organisateurs de HALTOUR qui permettent la mise en œuvre de nos actions sont entièrement bénévoles.
Les formateurs et leurs stagiaires ont apprécié l’allongement des durées de formation. Celles-ci correspondaient à notre prévisionnel.
Une cérémonie de remise d’attestation de stage a été organisée réunissant tous les délégués concernés par la formation professionnelle, les maires, le délégué du gouvernement, les chefs de village. Les attestations portent la signature du délégué à la formation professionnelle, validant le sérieux des formations.

Les points faibles

Les subventions très tardivement reçues nous ont contraints à empiéter sur l’année 2015 pour terminer les formations. Nous espérons que l’expérience de 2014 sur le plan des méandres des subventions ne se renouvellera pas.
Il conviendra que nos partenaires de HALTOUR nous fassent part dans leurs rapports des différentes rencontres avec les institutionnels et de toutes les décisions prises lors de ces rencontres.

 2015

Bilan des actions

1)    Déplacement de Monsieur Romain BAIL, maire de Ouistreham et de Monsieur Michel Fricout, adjoint au développement et à la coopération :

Dans le cadre de la coopération technique décentralisée entre leurs communes, les maires de Kribi 1er et Kribi 2ème, au Cameroun, ont reçu la visite de Romain BAIL, maire de Ouistreham Riva-Bella et de Michel FRICOUT, adjoint au développement économique et à la coopération. Ils ont tout de suite sympathisé et ont été reçu amicalement par les deux maires de Kribi 1er et Kribi 2ème.
Six jours au pas de course pour rencontrer un maximum d’acteurs sur le terrain et visiter les sites de réalisation des différentes actions.
Reçus par le Préfet du Département de l’Océan, par le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Kribi, et par différents Délégués, les deux élus Ouistrehamais ont pu mesurer l’adhésion des institutionnels ainsi que des populations aux différentes actions et réalisations liées à la coopération décentralisée.
Ils ont constaté sur place les difficultés des populations ainsi que leurs attentes quant au développement de la pêche artisanale et du tourisme en général.
Lors de leurs visites dans les écoles, collèges et lycées, ils ont pu voir dans quel dénuement les enseignements se font : manque d’équipement du lycée technique, classes très exigües par rapport au nombre d’enfants, bâtiments en très mauvais état et sans aucun équipement sanitaire.
A la maison de la culture ArtCam Kribi, ils ont apprécié la prestation et le talent des jeunes qui leur ont démontré qu’il était possible de faire beaucoup avec peu de moyens.
Pour soutenir le développement d’un tourisme équitable, Romain BAIL et Michel FRICOUT ont été accueillis et logés chez l’habitant où ils ont partagé le vécu des familles camerounaises ainsi que des moments d’amitié.

2)    Les formations

Depuis l’origine du projet nous envisagions une formation en pisciculture. Cette année c’est chose faite.

Nous avons également préféré faire des formations beaucoup plus longues, voire même doublé le volume de formation pour certains métiers. Une des conclusions du colloque (voir plus loin) montre qu’il est impératif que la filière pêche s’unisse et s’organise.
Nous verrons ici qu’un embryon de coopérative est en gestation.

Le recrutement et le suivi des stagiaires :
Cette année nous avons accentué notre partenariat avec le FNE (Fonds National de l’Emploi Camerounais).
Le FNE a assuré à chaque stagiaire une formation à la gestion et a soutenu les groupes qui ont manifesté le désir de se regrouper.

Pêcheurs, Pilotes :

Laissons parler le formateur : « Voici en résumé, le rapport des deux sessions de formation (2 x 20 jours ) des marins pêcheurs:

Nous avons, en relation avec le FNE recruté 12 apprenants comme prévu, mais compte tenu de l’engouement suscité par les modules proposés dans la formation, nous avons été obligé de prendre 8 personnes de plus dont 2 femmes.
Les conditions de recrutement étaient, comme les autres fois : savoir lire, écrire, être assidu etc…
Nous avons proposé les modules suivants: nage,  navigation, pilotage, électronique de navigation et pêche en haute mer.
A la fin de la deuxième session de formation, la plupart des apprenants savaient nager et piloter, ce qui était l’objectif de la formation.

Si j’en juge par les visites à mon domicile et à mon lieu de travail, je dirai que, jamais je n’ai eu autant de satisfaits après une formation.

Pour le suivi, nous avons cette année, l’appui de la MINEPIA (ministère de la pêche) qui pourrait financer tous ceux qui ont été formés. Nous avons aussi les félicitations et les encouragements du délégué à la formation professionnelle et du F.N.E.

Nos apprenants ont  déjà reçu leur récépissé après avoir constitué une coopérative de pêche. Cette nouvelle coopérative est sur le point de recevoir un financement conséquent.

Je voudrais souligner que depuis la fin de la formation, nous sommes assaillis de demandes d’inscription pour la prochaine session de formation. »

Quoi ajouter, sinon que dans ce domaine l’objectif est atteint et correspond aux conclusions du colloque : diversification des outils (utilisation de palangre, pêche en haute mer et constitution d’une coopérative)

Technicien en maintenance de moteurs hors-bord :

Ces jeunes, extrêmement motivés ont reçu une première formation de maintenance de moteurs hors-bord courant mars. Compte tenu de leur détermination et de leur désir de continuer à travailler ensemble, nous avons décidé, dans un deuxième temps, de leur mettre le pied à l’étrier en les mettant en condition réelle de travail. Ils ont eu une formation spécifique du FNE de 3 jours pour les initier à faire des diagnostics de leur travail à réaliser pour proposer un devis au client potentiel et pour tenir une comptabilité journalière simple. Ils ont appris également à faire des factures. Puis, pendant une semaine ils ont proposé leurs services : réparation ou entretien de moteurs quelques soient leur puissance.
A l’issue de ces quelques jours de mise en situation, ils sont retournés au FNE pour exposer les difficultés qu’ils avaient rencontrées et y trouver des solutions.
En lien avec le FNE qui les guide et va les épauler financièrement, ils sont maintenant en train de préparer un projet de regroupement.

Pisciculture:

Une première formation s’est déroulée à partir du mois d’octobre 2015. D’après le sous-directeur de la pêche au ministère, ce créneau est porteur et plein d’avenir au Cameroun.
Les stagiaires ont été recrutés par le FNE, avec la directive de disposer de terrains en nombre suffisant pour que les stagiaires puissent construire et exploiter leur propre bassin piscicole à l’issue de la formation et ainsi être en emploi.

Une première partie théorique a été suivi de la construction d’un bassin.
Ensuite le groupe a visité chacun des sites des stagiaires pour les conseiller sur la construction de leur futur projet.
Enfin un temps important de travaux pratique a été consacré à l’exploitation du bassin en travaillant dans une pisciculture en activité. Le propriétaire de celle-ci a organisé des espaces de culture de palmiers, de manguier, de papaye ce qui donne des idées aux stagiaires.

Technicien en transformation, conservation, commercialisation du poisson :

Cette formation est destinée à renforcer les compétences des vendeuses le formateur a changé, mais le fond de la formation, comme la forme sont identiques :

Cours théoriques sur la connaissance des différents poissons rencontrés sur les côtes, et sur les différentes pratiques de conservation du poisson dans les meilleures conditions d’hygiène et de sécurité, puis mise en pratique,
Cours sur la commercialisation locale auprès des consommateurs, mais également auprès des hôtels et restaurants à Kribi comme à l’intérieur du pays.

Cette formation qui a rassemblé 12 stagiaires est maintenant bien rodée, les stagiaires ont apprécié la formation, mais aussi leur passage au FNE (fonds national de l’emploi camerounais) qui en leur donnant quelques notions de gestion de leur petit commerce leur permet d’exploiter celui-ci de façon optimale.
Le FNE interviendra pour permettre à ces stagiaires de se regrouper.

3)    Les travaux à haute intensité de main d’œuvre

En ce qui concerne le nettoyage des plages, nous sommes passés de10 à 15 villages. Comme chaque année les chefs de village ont  sélectionné des groupes de jeunes pour nettoyer les plages.
De nombreux chefs étaient présents au colloque, ils ont ainsi pu prendre conscience de la nécessité de réaliser ce travail régulièrement.
Ce colloque les a également sensibilisés au tri sélectif.
Notre problème était de trouver une solution qui permette le recyclage des trop nombreux filets abandonnés sur les plages.
Pour la préparation du colloque, nous avons longuement travaillé avec monsieur le délégué départemental à l’environnement. Nous lui avons fait part de notre projet de trouver à recycler les filets pour en faire des briques. Il nous a indiqué qu’une ONG locale fait ce travail. Il va ainsi y avoir un relais.

4)    Colloque  « les conséquences du réchauffement climatique sur la pêche dans le golfe de Guinée » (Voir le document annexe)

Pour clore ces cinq années et réfléchir à l’avenir une pause étaient nécessaires pour faire un diagnostic actualisé sur nos actions.

Communication

Dès que nous avons été en possession de ces informations, nous avons informé l’Ambassade de France au Cameroun ainsi que l’Agence Française de Développement à Yaoundé.
Les populations ont été informées par des flyers distribués dans des lieux stratégiques. Des banderoles informatives ont été placées en différents endroits du centre ville en travers de la route. Tous les délégués ont reçu une invitation personnelle ainsi que les chefs de villages.

•    A la Radio :

Deux radios ont annoncé l’évènement plusieurs fois par jours les jours précédents. Puis il y a eu des interviews des intervenants et des questions aux auditeurs.

•    A la télévision

La télévision locale a diffusé un petit programme sur la télé locale, mais également sur la télé nationale. (Voir CD joint au document annexe)

5)    Mission d’évaluation

Cette action a été menée par Edouard Mabongo et par Michèle Hébert.

On ne peut qualifier cette action d’évaluation mais de mise en action, en effet les diverses subventions Etat, Région, Mairie de Ouistreham n’étant parvenues à Kribi qu’après le 18 octobre.

Il leur a donc fallu :

•    Préparer le voyage de Romain Bail, maire de Ouistreham, de Michel Fricout, adjoint au développement économique et à la coopération et de leurs épouses.
•    Les accompagner pendant ce séjour.
•    Préparer le colloque : choix des intervenants, mais aussi réservation d’une salle, location de chaise, organisation de la communication, des pauses et des collations etc.
•    HALTOUR étant défaillant cette année, superviser voire organiser les formations dans un temps record, négocier avec le FNE pour assurer le recrutement et le suivi des stagiaires.
•    Pour ces actions rencontrer  et travailler avec les autorités et responsables locaux
•    Evaluer l’ensemble

Tout cela avec les aléas habituels en Afrique : coupures d’électricité, manque de réseau….
Pourtant les diverses conclusions du colloque, l’engagement à travailler ensemble des pêcheurs, pilotes, des techniciens en maintenance de moteurs hors-bord, des techniciens en pisciculture et des techniciens en transformation, conservation et commercialisation montre que les mentalités commencent à changer.
Les ministères et le FNE s’engagent pour accompagner les stagiaires. C’est une année que nous qualifierons de positive.

6)    CONCLUSION GLOBALE DE CINQ ANNEES DE COOPERATION

Enquête sur le devenir des stagiaires de 2011 à 2014
Comme tout centre de formation, il nous a semblé opportun après quatre années d’actions de formation de faire une enquête pour savoir dans quelle mesure nos formations avaient eu un impact sur la vie économique locale. Nous avons contacté 224 stagiaires, nous avons obtenu 157 réponses.

A la question :
A ce jour le stagiaire est-il en activité?    OUI à 78%        NON à 22%

A la question :
Cette activité a-t-elle un lien avec la formation?    OUI à 62%        NON 38%

A la question :
Le stagiaire a-t-il tiré un bénéfice de sa formation?*    EN TOTALITE à 23%        EN PARTIE à 74%        PAS DU TOUT à 3%

A la question :
Sa formation lui a-t-elle permis d’utiliser ses acquis dans sa vie professionnelle?    EN TOTALITE
à 26%        EN PARTIE
à 50%        PAS DU TOUT à 24%

Compte tenu des conditions difficiles dans lesquelles nous avons travaillé, du matériel qui n’a pu être acquis que petit à petit, nous sommes satisfaits de ce résultat qui ne tient pas compte de l’évaluation présente pour laquelle nous savons que la majorité de nos stagiaires sera en activité dans les mois qui suivent.

L’avenir des actions et de la coopération.

Le Centre de formation est agréé et reconnu. Il va avoir l’opportunité de travailler en collaboration avec un centre de formation aux métiers de la pêche ouvert à Londji depuis le mois de janvier 2016 et financé en partie par l’Agence Française de Développement.
Différents ministères camerounais ont la capacité de prendre le relais des financements apportés par la coopération et ainsi de pérenniser les actions mises en œuvre dans le cadre de la coopération.
L’objectif initial est atteint. C’est la fin d’un cycle, qui a permis de constituer une base solide pour nos partenaires qui vont maintenant de façon autonome, sans l’aide de CODEKO pouvoir bénéficier des financements des différents ministères camerounais.